Exposition Rising Currents : Sauvons New York de la montée des eaux !

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D'ici 2080, la fonte de la calotte polaire aura provoqué la montée des eaux et plongera Lower Manhattan, certaines rives du Bronx, du New Jersey, de Staten Island et de Brooklyn sous l'eau. Il faut agir !

Le New York du futur imaginé par un groupe d’architectes locaux. Les rues sont transformées en espace vert et forment une zone tampon entre la terre et la mer. (Photo Courtesy Architecture Research Office and dlandstudio)

Imaginez New York en 2080. La Statue de la Liberté ferait trempette, on pagaierait sur Canal Street, des cabanes ostréicoles envahiraient le quartier financier, les tempêtes tropicales seraient courantes et les hérons pataugeraient dans la lagune de Battery Park. Scénario catastrophe ? C’est en tout cas ce que prédit le groupe de travail sur l’adaptation aux changements climatiques de New York, créé par le maire Michael Bloomberg.
Pour mieux expliquer l’avenir à votre descendance, filez voir l’exposition "Rising Currents : Projects for New York Waterfront" proposée par le MoMA et le Centre d’art contemporain PS1 jusqu’au 11 octobre 2010. Cinq groupes d’architectes ont planché sur la question de la montée des eaux – estimée entre 60 cm et 1m30 – et pris une décision : il ne faut pas dresser des barrières de béton autour de New York mais inventer une aquapole !

New York, la future Venise

Les cinq groupes de réflexion ont travaillé sur des thématiques et des zones géographiques différentes, mais toujours dans une logique de développement durable. L’équipe menée par Stephen Cassell, Adam Yarinsky et Susannah C. Drake a réfléchi sur le sol. Pour eux, il faut transformer les rues en sorte d’éponges pour absorber les eaux de pluie et de tempêtes. Les avenues et les trottoirs de la ville formeraient alors 16 hectares d’espaces verts qui serviraient de zone tampon entre la terre et la mer.
Matthiew Baird, lui, a piloté le concept de réaménagement du port. Son idée ? Recycler les 50 000 tonnes de verre usagé générées par an pour fabriquer et jeter au large des récifs artificiels, sorte de dos d’âne qui atténuerait les vagues et les fortes marées. Les architectes pensent aussi à des chapelets d’îlots artificiels, des zones marécageuses, des algues marines nourries par les eaux usées de la métropole, etc. Non, non, ce n’est pas de la science-fiction…

Rising Currents: Projects for New York’s Waterfront. Au MoMA, dans la galerie Architecture et Design Robert Menschel, 3e étage. Jusqu’au 11 octobre 2010.

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