Au cœur du marathon de New York

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A défaut de courir le marathon, notre reporter Nathalie a suivi les coureurs tout au long de l'épreuve. Reportage au cÅ“ur de l'édition 2013 !

Aucun signe de fatigue pour les premiers... La course semble facile ! (Photo Nathalie Fitzpatrick)

8h30 du matin à Staten Island. Le vent est froid et les températures proches de zéro. Les ferrys, qui assurent la navette entre Manhattan et Staten Island, ne cessent de tourner. A chaque voyage, une marée humaine débarque et attend patiemment en ligne, dans le hall, de pouvoir franchir les barrières de sécurité et attraper l’un des nombreux bus stationnés le long des quais. Américains, Anglais, Italiens, Espagnols, Français, Portugais, Africains… Ils sont tous là, professionnels et amateurs, pour participer au plus grand marathon au monde, celui de New York. Près de 50740 participants se massent sur la ligne de départ, face au Verrazano Narrows Bridge.
10 heures du matin. Il fait toujours aussi froid. Le vent souffle de plus en plus fort. Le soleil a du mal à percer les nuages. Dans Manhattan, au point de passage des 17 miles (27 km), à l’angle de la 1st Avenue et de la 86ème rue, l’ambiance est incroyable. Derrière le cordon de policiers, le long des trottoirs, de nombreux groupes musicaux, chanteurs et divers sponsors comme Jack Rabbit ou Dunkin Donuts se chargent de l’animation. La foule est de plus en plus nombreuse, avec banderoles, cornes, tambours, cloches… Tout l’attirail pour soutenir un membre de la famille ou un ami. Les premiers sportifs passent sous un tonnerre d’applaudissements. La « Wheelchair Division », les personnes handicapés, est partie la première.

« They are coming ! »

10h30 du matin. Des hélicoptères apparaissent dans le ciel, au-dessus des buildings. Puis, au loin, un premier cordon de policiers à moto, suivi de voitures de l’organisation tous feux allumés et de voitures de télévision. La foule est en délire ! Elle hurle: « They are coming, they are coming ! » Le premier groupe de femmes, partie à 9h10 est en vue. Elles franchissent le point 17 en 1 heure 37 minutes… Elles courent vite !
Quelques minutes plus tard, nouveau tonnerre d’applaudissements, de cris, de bruits ! La première vague des hommes est en ligne de mire ! A les voir courir avec tant d’aisance, on a l’impression que la course est facile. Ils ont chaud, et, finalement, ce vent froid s’avère bien utile !

Victoire de Geoffrey Mutai chez les hommes

13h dans Central Park. Le soleil daigne enfin apparaître. Dans la ligne droite qui mène vers l’arrivée, la foule est dense. Difficile de se frayer un passage pour voir les athlètes. Une seule solution : grimper sur la barrière pour avoir une vue d’ensemble ! La rue est bondée, les coureurs au milieu, les supporters de chaque côté. Le vent fait tomber les feuilles des arbres sur les coureurs, les parsèment de confettis jaune, rouge, brun. C’est magnifique ! Des drapeaux de différents pays s’agitent de plus en plus fort. « Vive les bleus ! Forza Italia ! Vado Peru ! » Un des coureurs aperçoit son épouse sur le côté, il fonce vers elle, la prend dans ses bras, l’embrasse et repart… Au bout de l’effort, les sportifs sont fatigués mais heureux… Ils l’ont fait ! Le Marathon de New York !
Après avoir reçu leur médaille et une collation, les athlètes repartent, les yeux pleins d’étoiles, comme cet Allemand venu directement la veille de Munich et qui repart le lendemain afin d’être à son bureau mardi matin… Il ne ressent pas la fatigue… »Je l’ai fait ! C’etait incroyable! je suis prêt à le refaire ! », s’enthousiasme-t-il.
Face à la joie de tous ces anonymes, on en viendrait presque à oublier le podium de l’édition 2013. Cette année, honneur au Kenya, qui réalise un doublé. Victoire de Geoffrey Mutai chez les hommes, 2h 8 minutes et 24 secondes, et de Priscah Jeptoo chez les femmes en 2h 25 minutes et 7 secondes. Rendez-vous l’année prochaine !

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