Chelsea Film Festival : moteur, ça tourne !

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Jusqu'au 19 octobre 2014, le Chelsea Film Festival met en lumière les réalisateurs, acteurs et producteurs émergents.

Ingrid Jean-Baptiste, la fondatrice du Chelsea Film Festival (à gauche).

« Vous faites partie de la presse ? » Hier soir, lors de la soirée de lancement du Chelsea Film Festival, il y avait foule côté journalistes. Arrivée à 19h devant le SVA Theater de New York, je suis étonnée du monde déjà présent. A l’extérieur, la file d’attente ne fait que s’agrandir alors qu’à l’intérieur, on peut difficilement imaginer avoir encore plus de monde. Même si le festival n’en est qu’à sa deuxième édition, la salle est bondée !
Journalistes et photographes tentent de se frayer un chemin pour accéder au petit tapis rouge sur lequel défilent les réalisateurs, acteurs et partenaires du festival. Très vite, il devient impossible de se déplacer. Un brouhaha tel celui des couloirs de lycée vient remplir l’entrée du SVA. Tout le monde se tient dans un espace qui semble se rétrécir au fur et à mesure que les invités rentrent. Un petit buffet en bout de salle offre quelques gâteaux. De quoi passer le temps avant la première projection. On est loin des strass et paillettes du festival de Cannes. Pas de démonstration de luxe avec des robes haute couture, juste des cinéphiles heureux de participer à l’événement. L’ambiance est bon enfant. Chacun veut avoir sa photo devant l’affiche du festival !

Blemished Light

20 heures. Ingrid Jean-Baptiste, la fondatrice du festival, monte sur scène et déclare le Chelsea Film Festival ouvert : « Je voudrais tout d’abord remercier ma mère, co-fondatrice. Maman, merci. », lance-t-elle. La suite du discours est plus protocolaire… Nous, spectateurs, n’attendons plus qu’une chose : découvrir le film d’ouverture. Installée confortablement, je profite de l’écran gigantesque. Pour avoir déjà vu quelques films dans les salles obscures new-yorkaises, je peux affirmer qu’il est rare et très appréciable de voir un film sur un écran de la taille de celui du SVA Theater. Les lumières s’éteignent peu à peu. Silence complet. Le premier film démarre. Blemished Light de Raj Amit Kumar nous embarque dans un univers dans lequel personne présent ce soir ne pensait entrer. « J’ai participé à 32 éditions du festival de Cannes, mais jamais je n’ai vu quelque chose comme ça », me confie Jeanne, ma voisine, « C’est vraiment spécial. Je ne pense pas que ça passerait à Cannes ». Venue de France pour assister à l’intégralité du festival, elle se cache parfois les yeux durant certaines scènes. « C’est fort », lâche-t-elle.
En un an, le nombre de films en compétition a triplé : 47 œuvres ont été sélectionnés cette année et 23 pays sont représentés. Le Chelsea Film Festival a jusqu’au 19 octobre pour braquer les projecteurs sur des questions d’ordre mondiale ou « global issues ». Faire du monde un endroit meilleur, montrer les différences : c’est la mission que s’est donnée l’équipe du festival. Au vu du premier long-métrage diffusé lors de la soirée d’ouverture, mission accomplie. Mais je ne vous en dirait pas plus sur ce film !

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