Anne Roumanoff : « New York stimule la créativité »

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Anne Roumanoff part à la conquête de l'Amérique ! La comédienne française jouera à guichet fermé demain soir au NYIT Auditorium, sur Broadway. A quelques heures de ce show new-yorkais, elle nous livre ses impressions sur la Big Apple.

Après New York, Anne Roumanoff sera à Miami le 23 février. (Photo Lartige)

©New York : Pourquoi ce spectacle à New York ? Est-ce pour votre public de Français expatriés à New York ou pour partir à la conquête de l’Amérique et tenter de séduire les New-yorkais francophones ? Bref, qu’allez-vous faire dans cette galère ?
Anne Roumanoff : « Je joue assez souvent au Québec, et j’avais envie depuis longtemps de pouvoir rencontrer le public français aux Etats-Unis. Quand on m’a proposé ces dates, j’ai tout de suite dit « oui ». Et puis ça permet de frimer (rires), ça impressionne beaucoup les Français que j’aille jouer aux Etats-Unis. Je leur dis « calmez-vous, je ne vais pas jouer au Carnegie Hall mais dans une petite salle à New York ». Sérieusement, c’est très excitant, j’ai hâte d’y être. »

©New York : Etes-vous déjà allée à New York ? Si oui, est-ce que vous vous souvenez de votre première fois à New York ?
A. R. : « Je ne connais pas très bien New York. J’y ai passé trois jours il y a quelques années mais on a passé trois heures à la douane parce que mon mari avait soi-disant commis une infraction à l’immigration il y a 20 ans. Nos filles et moi, on a beaucoup aimé la ville mais lui un peu moins… »

Anne Roumanoff
Anne Roumanoff est prête à croquer la pomme ! (Photo Lartige)

©New York : Quels sont vos lieux ou quartiers préférés à New York ?
A. R. : « Franchement je ne connais pas assez pour vous donner mes quartiers préférés. Je trouve que c’est une ville qui stimule la créativité. Là, je dors dans un hôtel de Times Square et j’aime bien ce quartier des théâtres. C’est incroyable tous les cours qu’on peut suivre ici. Si j’avais 15 jours de libre, je rêverais de venir suivre des cours de stand up ou d’écriture de scénarios. Par contre, j’ai été surprise par ce froid glacial. »

©New York : En tant que parisienne, est-ce que vous pourriez un jour vivre à New York ? Ou est-ce que Paris finirait par vous manquer ?
A. R. : « Pourquoi pas? Mais ça me fait un peu flipper les buildings si hauts. Là on m’avait mis dans une chambre au 40ème étage, j’ai demandé à redescendre au 14ème, chaque fois que je prenais l’ascenseur j’avais l’impression d’être dans une attraction de Disneyland. »

©New York : Voyez-vous des différences entre l’humour new-yorkais et de l’humour français ? Est-ce que New-yorkais et Français rient des mêmes choses ? Et du coup, avez-vous été obligée d’adapter votre spectacle ?
A. R. : « Les américains sont les rois du stand up, une phrase un rire. Pendant longtemps les humoristes français ont été plus créatifs mais moins efficaces. La nouvelle génération d’humoristes français est super efficace et maîtrise très bien le stand up. Je n’ai pas adapté le spectacle mais je ferai des allusions à New York. Je vais jouer mon nouveau spectacle que j’ai créé à l’Olympia le 2 février « Aimons-nous les uns les autres ». »

©New York : A quand un spectacle un anglais au Radio City Music Hall ? Is it a dream or anightmare ?
A. R. : « Ouh là… Déjà il faudrait commencer par faire 5 minutes dans un comedy club, ensuite mon niveau d’anglais n’est pas top. Pour le moment mon objectif c’est le spectacle de samedi soir… et de ne pas mourir frigorifiée d’ici là. »

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